Brandon, William, Peter et Annie et chez Champimignions

Que diriez-vous si, à l’âge de 11 ou 14 ans, vos parents vous proposaient de vous impliquer officiellement dans la fondation d’une entreprise familiale ?

C’est ce qu’ont vécus Brandon et William il y a 5 ans lorsque leur père, un programmeur-analyste de formation, a décidé de partir une entreprise de culture de champignons.

« Je trouvais que c’était un choix nécessaire, explique Peter, parce qu’ils travaillaient beaucoup. » « Ils ont participé tout le temps avec nous, renchérit Annie, cela fait très peu de temps qu’ils ont un salaire. Leur faire comprendre cela au début était un peu difficile. Mais si nous ne nous versions pas de salaire, on ne pouvait pas leur en verser un à eux. Cependant on a versé un salaire aux enfants avant nous, ils travaillaient très fort et on voulait qu’ils puissent être encore plus fiers d’eux. »

Tout comme d’autres grandes entreprises bien connues, le projet Champimignions a débuté dans le garage familial. Pourtant, rien ne prédisait cette issue pour cette famille pour laquelle les kits de culture achetés en boutique n’avaient rien produit quelques années auparavant.

C’est probablement l’attrait du défi et l’intérêt de développer des connaissances qui ont poussé Peter à effectuer des dizaines d’essais et erreurs, peaufinant le matériel requis pour la culture avec une grande ingéniosité. Sa prochaine réalisation sera une ensacheuse 100% automatisée, principalement parce que le plus gros défi est l’embauche de personnel.

La motivation profonde derrière la création d’une entreprise est « celle de laisser un héritage aux garçons, un filet de sécurité ». « La folie du marché financier qui fait que même en ayant une job ils ne pourraient pas se payer une maison [m’a fait prendre cette décision]. » « Je suis parti avec rien, s’il ne me reste rien à la fin, je m’en fous, en autant qu’eux autres aient acquis cette expérience, autant sur le plan de la carrière que sur le plan des apprentissages » dit fièrement Peter, les yeux pétillants.

L’une des rencontres significatives de leur parcours fut celle d’un courtier d’assurance qui a réussi à convaincre 4 compagnies d’assurances canadiennes de partager le risque feu, vol et vandalisme à 25% chacune alors qu’aucune, initialement, n’acceptait de les assurer. « Il faut dire que les compagnies d’assurances ont un biais négatif lorsque l’on parle de champignons, elles ne connaissent que les nuisibles » explique Annie. « Et ce n’est là qu’un exemple, car en culture innovante et émergente c’est un défi continuel qui nous attend. »

En plus des champignons, l’entreprise investit dans les produits transformés, qui ont de plus en plus la côte. Des produits locaux d’une grande qualité. Lorsque vous serez chez votre marchand préféré, repérez et goutez : Champimignions! Et pensez à toute la passion, la persévérance et l’incroyable histoire familiale qu’il y a derrière cette production.

Rédaction Eve Lacoursiere
Crédit photos Simon Laroche

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